Décès de J-C Guyonvarch
Source Ouest-France 20 janvier = cliquer ICI pour lire l'article en entier.
L’universitaire Christian-Joseph Guyonvarc’h, linguiste et historien, spécialiste reconnu au plan international des études celtiques, est décédé le 9 janvier dernier.
Traduit dans une dizaine de langues, Christian-Joseph Guyonvarc’h était un spécialiste de la mythologie et des langues celtiques. Il avait soutenu sa thèse de doctorat d’Etat en 1980 sous la présidence du linguiste et philologue Georges Dumézil, qui n’a accepté cette responsabilité qu’à trois reprises au cours de sa longue carrière.
Né à Auray dans le Morbihan en 1926, bretonnant de naissance, c’est un spécialiste du monde celtique, et du druidisme. Il est philologue et linguiste, expert des langues celtiques antiques. Pendant 50 ans, avec sa femme, ils vont réaliser conjointement une œuvre scientifique, qui va révolutionner notre compréhension du monde celtique. Il avait d’ailleurs enseigné pendant plus de 20 ans l’irlandais ancien et le breton à l’Université de Rennes 2. Il maîtrisait les trois principales langues celtiques : gaélique, gallois et breton.

Je ne peux pas dire que ça ne me fait rien.
J'ai éprouvé, lors de la lecture de sa traduction du "Dialogue des deux sages", beaucoup de reconnaissance envers lui, de me permettre de toucher ainsi du doigt ce merveilleux texte. Et que dire des commentaires ? Mais je vais quitter le sujet si je pars par là...
Il est parti à quintre-vingt cinq ans, je ne peux pas dire qu'il faille pleurer. Il a eu une belle et longue vie. Il a beaucoup apporté. Le voilà allé rejoindre son épouse Françoise Le Roux, partie il y a huit ans. Historienne comme lui, elle avait souvent travaillé avec lui. Leur travail a changé bien des choses dans l'histoire de la mythologie et des croyances celtes. Ils s'en sont allés, c'est l'ordre des choses, mais ils nous ont laissé un trésor.
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Juste un peu de poussière brillante / ep 1

Isida n'est pas la plus belle des filles du roi Yilduz, mais elle est la plus douce, la plus instruite, la plus délicatement habile aux arts des étoffes autant qu'à ordonner une maison. Le jour où le jeune Sualocin, si beau, si fort, si brave et si plein de qualités qu'on le dit avoir dans les veines le sang doré des dieux s'est vu accorder sa main, il ne s'est donc gère trouvé que les simples d'esprits pour regretter que le roi n'aie pas choisi pour lui plutôt Oriane, sa fille aînée.
Comme Sualocin, Oriane est beaucoup trop belle. Peut-être, si elle avait autant de goût que sa sœur pour la broderie et la gestion des affaires du palais, on le lui pardonnerait, mais elle aime chevaucher et tirer à l'arc, elle aime danser et chanter, cela plait, et cela déplaît.

Cela plaît, parce qu'elle est belle et que sa joie presque enfantine, qu'elle montre sans retenue partout où elle passe, est un cadeau pour ceux qui ont le cœur triste. Cela déplaît parce qu'elle est fille du roi et que ses frères, ses cousins, les fidèles du roi, tous ces hommes attachés à l'honneur de la glorieuse lignée regardent son attitude comme une souillure.
A Oriane aussi, le roi a trouvé un époux, et parce qu'elle est l'aînée de quatre ans, il a tenu à ce qu'elle ne se marie pas après sa sœur. La petite Meropa, la plus jeune des filles de Yilduz, plus tard, a dit à Sualocin que ce jour-là, Oriane avait pleuré, et il n'a échappé à personne que par la suite son rire joyeux n'a plus jamais résonné.
C'est au début de la guerre galactique que la douce Isida et la triste Oriane ont mis au monde Mirac et Naos. Les deux bébés se ressemblaient tant que Lycaon, l'époux d'Oriane, n'a pu s'empêcher, de suite, sans que personne aie rien dit, de tourner son regard vers Sualocin.
Le vieux roi, qui avait été si longtemps le pilier des unions commerciales entre de nombreuses planètes et cités-satellites s'est mis à décliner à ce moment là. Etait-ce le fait des troubles qui venaient ébranler son oeuvre ? Ou celui des rumeurs qui commençaient à courir dans son palais et le divisaient en factions hostiles ?
Bientôt, ses fils se partagèrent le pouvoir dont il ne voulait plus, et en jetèrent les miettes à ses gendres. Sualocin sentit bien, à ce moment-là, comme Lycaon le détestait, et il devina bien, aussi, comme il devait le faire sentir à Oriane.

Il connaissait encore mal, en ce temps-là, ce monde où le moindre rire peut devenir une offense à l'honneur de tout le clan royal et par là à celui de toute la cité. Il ne savait pas, alors, qu'il était malsain d'être plus beau, plus intelligent et plus habile en toutes choses que les fils du roi. Il l'avait découvert bien vite, mais trop tard. Les jalousies et les haines s'étaient déjà bâties autour de lui. Pour cela, il aurait pu avoir envie de se lier d'amitié avec Oriane. Elle aussi était entourée de trop de regards hostiles qui lui reprochaient sa trop grande perfection... Mais ce n'aurait pas été prudent.
Isida, dans sa magique et silencieuse douceur, comprenait la peine de son époux de se trouver impuissant à calmer la tempête qui agitait le palais et dont il se sentait la cause. Sa voix n'avait pas toutes les mélodies de celle d'Oriane, mais elle savait trouver les accents qui consolent. Elle comprenait celle de sa sœur, aussi, mais à elle, c'était bien rare qu'elle puisse parler et plus personne n'aurait reconnu en ce fantôme d'être, la jeune fille exhubérante qui enchantait autrefois toute la bulle terraformée du roi Yilduz.
A présent, dit-on à voix basse et en évitant de la regarder, elle ressemble aux spectres de la zone irradiée près de l'ancien astroport.
Quand on le dit un peu trop fort, on s'expose à entendre des théories qui peuvent aller de la malédiction d'un objet sorcier d'une planète primitive à une exposition malencontreuse aux radiations lors d'une sortie en navette.
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Suite dans 3 semaines
>> La baie de Slack
J'ai commencé cet article à l'automne... Et puis j'ai hésité.

Quand j'avais... Heu, huit ans ? J'ai appris qu'il y avait en France quatre fleuves: la Seine, la Loire, le Rhône et la Garonne. Une leçon de géographie piégée en plusieurs points. D'abord à cause de la Saône qui s'amuse à avoir un nom qui ressemble à celui de la Seine, ensuite à cause de la Garonne qui se divise sur la fin en petits bouts qui ont chacun un nom. Quand au Rhône, il se divise en multiples petits bouts qui n'ont pas de noms mais qui lui valent de ne pas se jeter dans la mer comme ses confrères par une embouchure. D'abord, c'est normal, c'est le seul des quatre à être masculin, c'est normal qu'il ne fasse pas pareil.
Bon... Mis à part le fait de devoir se creuser la tête pour remplir la carte du devoir de géo, tout était simple en ce temps-là.
Seulement... Y'a un os dans le potage.
Si un fleuve, c'est une rivière qui se jette dans la mer...
Alors la Slack ne pouvait pas être seulement une rivière.
Même à huit ans, ça semblait aussi simple que deux et deux font quatre.

Elle est belle ma rivière, hein ?
Tous les ans, son embouchure change un peu. Elle déplace énormément de galets et modifie son lit, le creusant ici, l'élargissant là, le divisant parfois.
Là-bas, tout au fond, bouchant l'horizon, c'est la Baie de Boulogne. Pas le Boulogne de la Région Parisienne, mais celui qui se trouve à peine à une heure de bateau de l'Angleterre. Boulogne-sur-Mer.
En fait, c'est bien simple, et même bien étrange... De là où je me trouve, là où cette photo a été prise, certains jours, l'Angleterre semble plus proche encore que le sus-nommé port français.

Ce tout petit filet d'eau a été, en certaines périodes de l'Histoire, très important. César, Louis XIV et Napoléon sont passés par là (quand même!). De cela cela il reste une grosse bâtisse robuste, sise tellement exactement sur l'embouchure du fleuve qu'avant sa restauration, l'eau avait sapé les pierres en lesquelles sont ancrées les fondations.
Et pourtant...
Cette bâtisse a été plantée là par Vauban. C'est dire si on aurait pu la supposer solide !
En ce temps-là, on construisait ici un port de guerre. C'était l'époque des corsaires et de leurs petits navires vifs et rapides (une chanson de marins évoque une bataille entre un navire de 36 canons et un corsaires de 10 canons seulement). Pour être juste : c'est aussi le moment où les gros navires deviennent de plus en plus gros. Le petits (comme le corsaire, ici) n'en sont que... Normaux ?
On n'a jamais terminé le port... Mais il était calculé qu'il devienne le plus grand de France. Pour cela, Vauban avait fait construire une double écluse et creuser le marécage en repoussant le sable vers les dunes, et bien sûr, construire des digues. Le port aurait dû être fermé de grands brise-lames.

Ces dernières années, suite à l'accumulation des galets sur l'avant de la baie, un écosystème de type marécageux se met en place dans la baie. Semblable, je suppose, à ce qui prééxistait ici voilà bien longtemps.
Il faut préciser, peut-être, que les dunes qui bordent la baie sont "réserve naturelle", de même que le secteur du pré communal. Il en résulte, très logiquement, beaucoup d'oiseaux et pour eux, les roseaux qui poussent de plus en plus, ainsi que la nourriture becquetable dans la vase sont une aubaine.
De la lavande (ou bruyère) de mer est apparue et se répand rapidement.

Plus près de la mer, au niveau où poussent les argousiers (ci-dessus) et les choux marins (espèce protégée), on trouve, si on marche assez lentement pour prendre le temps de bien regarder à ses pieds, une foultitude de petites plantes rigolotes comme le sont souvent les plantes grasses.
C'est là, aussi, que j'ai eu la surprise de découvrir...
Des rosiers ! Des "rosiers rugueux" me semble-t-il, d'après ce que j'ai cherché... En tous cas, ces mêmes petits rosiers rustiques que, dans la région, on plante sur les bords de route ou sur les pelouses publiques. Ils sont donc si costauds que ça, de pouvoir venir se planter... Dans la baie, là où les embruns viendront les arroser ? Là où le vent du large s'engoufre comme dans un entonnoir ? Là où, en plus de ça, on trouve des épaves qui ont sûrement été apportées par la rivière quand elle monte au fil des marées et des fortes eaux ?

Ci-dessus, on devine une sorte de ligne verte, juste en-dessous du fort. Elle est due au méandre que fait la Slack. C'est la rive... A cet endroit, assez abrupte, d'ailleurs.
Parmi les richesses végétales de ce secteur de la baie on compte aussi les chardons bleus... A la floraison si éphémère ! Il y en a quelques uns sur la photo, mais ça m'étonnerait que vous les voyiez (surtout qu'ils sont fânés).
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Un projet a été lancé pour "rendre à la Slack son cours naturel" tel qu'il était avant 1940...
Cela aura pour effet d'innonder toute la baie, car en 1900-1930, existaient encore les vestiges du port, et en prime on a construit dans ces années-là un parc à huitres et des digues pour protéger les villas bâties trop proches de l'eau et menacées sans cesse par les marées dans ledit port.
Je suis, bien sûr, sensible à l'argument écologique qui veut que cette mise en eau offrirait un espace aux phoques... Mais je vois aussi que le papier expliquant le projet n'a pas été décoré d'un de ces animaux mais d'un petit voilier navigant dans la baie de Slack remplie d'eau.
Et même si pour le moment, la baie est annuellement et invariablement vouée à devenir le domaine des chasseurs, je suis sensible aussi à l'écosystème qui s'est constituée en elle... Et au fait qu'il complète admirablement bien celui des dunes de Slack (réserve naturelle). Vrai, quoi... Si on offre à nicher aux oiseaux, autant leur laisser ces rives où ils se nourrissent sans mal même les jours où le bord de mer est agité de grosses vagues, non ?
Sur la troisième photo de cet article, on voit une crevasse apparaitre sur la rive de la Slack. Quand j'étais enfant, dans la baie d'Authie, combien ai-je vu de ces crevasses ! Elles étaient de véritables barrières... Et lors de cette promenade dans la baie de Slack, j'ai dû, déjà, en contourner... Si on laisse les choses en l'état, la baie deviendra un espace où s'enfoncer à pied sera presque impossible. L'endroit rêvé pour les oiseaux... Pour eux, ces crevasses sont autant de trous où enfoncer le bec !
Et s'il faut encourager le tourisme, on n'aura qu'à faire comme aux dunes d'Aval (un peu plus loin sur le littoral) et aménager les lieux pour la promenade... Et pourquoi pas ? Pourquoi il faudrait que ça passe par des petits voiliers alors que des chemins de promenade-nature se dévelloppent partout dans la région ? Pourquoi faudrait-il sacrifier les choux marins pour accueillir les phoques (oui, oui, y'a des phoques un peu plus au sud, dans la baie saint Jean et un peu plus au nord sur les rochers d'Audresselles) ? Et puis d'ailleurs, est-ce que le fait de le mettre les deux pieds dans la flotte ne va pas mettre en danger à nouveau les fondations du fort ?
Actus techniques du blog
Encore une fois : où en sont les travaux de réaménagement du blog ? Est-ce que la pancarte "travaux" dans la marge va bientôt disparaitre ?
Ben non, ça n'est pas pour demain... Car pour le moment, je ne m'occupe plus beaucoup desdits travaux. Des différents côtés de mon espace Web, ce secteur n'est, en ce moment, plus tellement travaillé. Notez bien que les travaux y ont été entammé rapidement ce qui a donné un peu d'avance !
Le transfert des images : entamé sur NESTOR... Mais je ne m'y collerai pas ici en même temps. Je ne peux pas être partout !
La réorganisation des catégories : presque achevé... Mais Il reste des articles récalcitrants pas faciles à recaser. A faire, cependant, ils ne peuvent pas rester éternellement comme ils sont !
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S'entame en cette saison (c'est annuel) la mise à jour de mon site. Un gros travail, toujours, mais qu'il faut faire ! En fait, plutôt usant que vraiment compliqué... Mais il reste qu'il faut le faire en optimisant toutes les actions pour aller le plus vite possible et en avoir fini ensuite jjusque l'année prochaine !
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Un point, quand même, sur lequel ce blog est mieux loti que NESTOR = je continue d'écrire pour lui... Alors que NESTOR s'est vu mis en repos (il va d'ailleurs falloir le réveiller bientôt).
J'en profite pour ajouter que la rubrique "Histoires à suivre" verra bientôt apparaitre une nouvelle histoire (en six épisodes).
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Sur le pilier des nautes
La vignette rouge ci-dessous présente quelques images du "Pilier des Nautes", mais pour bien imaginer l'ensemble, vous pouvez cliquer ICI (site paris.culture.fr) J'ai fait de mon mieux pour monter la vignette de façon claire, mais il y manque quand même deux images sur chacun des niveaux présentés, et les niveaux inférieurs en leur intégralité. Ca fait beaucoup ! A l'étage supérieur, les éléments gréco-latins et les éléments celtes sont opposés deux à deux (d'où le "trou" entre les images sur la vignette), alors que sur l'étage juste en-dessous, ils voisinnent deux à deux.
A l'étage supérieur, vous aurez reconnu le très célèbre "dieu cornu", dit Cernunnos. Le pilier des Nautes est une des seules inscriptions employant ce terme. Je m'amuse un peu de le voir avec les torques rattachés à son iconographie suspendus à ses bois comme à un porte-manteau.

Sur la face qui lui est opposée, un nommé "Smertrios" (le Pourvoyeur). Je ne voudrais pas dire, mais il me fait l'effet d'être à peu près aussi menaçant que le "Cornu" est paisible. Il faut peut-être, quand même, tenir compte du fait que l'étage est incomplet et que le bas des images est suposé... Mais ce "Pourvoyeur", qui d'ailleurs a réputation de s'être vu faire des sacrifices sanglants de gros bestiaux n'a pas l'air de chercher à faire copain-copain. Il tient dans une main une massue et dans l'autre une chose qui, par endroits est interprétée comme un serpent et à d'autre comme un arc. L'arc serait plus logique... Et dans ce cas il a de sérieux airs iconographiques de cousin à Hercule (mais sans peau de bête).
Les dioscures complètent le niveau, Castor se trouvant dans la position risquée d'être juste devant la massue levée de Smertrios. Pas de pot, c'est justement celui des deux qui est mortel ! Mais dans les légendes, parfois, être un individu ordinaire est un atout. Pollux se tourne les pouces de l'autre côté, ou alors il attend, ou bien il surveille... En tous cas, ça n'est pas lui qui est aux premières loges... Et puis de toutes façons, rien ne dit qu'ils aient un rôle à jouer dans les affaires de Cernunnos et Smertrios.
A l'étage inférieur et sur la même face que lui, la posture d'Esus est très semblable à celle de Smertrios, à ceci près qu'il est vêtu et lève non pas une massue mais une sorte de faucille ou de serpette. L'autre main tient une branche d'arbre (échappée de l'arbre figuré sur la face "Esus"?).
Sur la face qui se trouve en dessous de Castor, l'arbre d'Esus se poursuit et on voit au-dessous de lui un taureau sur lequel sont perchées trois grues (la légende le nomme "taureau au trois grues", indiquant qu'elles ne sont pas là pour la décoration).
Etage complété par Jupiter (sous Cernunnos) et Vulcain (sous Pollux). Difficile de ne pas associer l'aspect "roi des dieux" de Jupiter et la posture en majesté du Cornu ! Difficile aussi de ne pas se souvenir que Lug est maître en toutes sortes d'arts et que Vulcain est l'artisan par excellence !
Et là, tout à coup, je me dis qu'on frôle le thème de "Jupiter Silvanus"... Mais ceci est une autre histoire.

Une étude parue en 2010 compare le duo "Cernunnos-Lug" à des dioscures celtes
(D.Gricourt, D. Hollard, Cernunnos, le dioscure sauvage)
J'en ai entamé la lecture, mais pas encore terminée...
La "littérature grise" donne bien souvent envie de reprendre
le bouquin au début pour mieux comprendre !!!
J'indique quand même...
Il y est énormément question des couples de jumeaux disséminés dans les anciennes sagas celtiques... Avec cette particularité étrange que l'un des deux disparait (semble mourir) sitôt né ! Mais pour, peut-être, changer seulement d'univers.
(Rappel = dans la tradition gréco-latine, un seul des dioscures est immortel. Leur transformation en étoiles leur évite la séparation)
Ici... j'avoue ne pas bien voir dans quelle partie de l'histoire il faudrait placer le "lumineux"... Du moins dans les éléments celtiques représentés (après tout, Jupiter (face en dessous de celle de Cernunnos) est aussi un "lumineux" et d'une certaine façon, Vulcain également)
Le thème de Cernunnos est lié à celui des saisons... Mais il comporte beaucoup de zones d'ombres.
De toutes façons, on y reviendra... Pour le moment je mets de côté.
Celui d'Esus... Faudra aussi que je m'y intéresse, tiens (pour le moment et depuis des mois, j'essaye de clarifier mes idées sur Cernunnos)... Mais il est au moins une chose qui, dans ce thème, est claire: Esus affronte l'univers végétal. Non pour le détruire sans doute, mais plutôt pour le dompter, car c'est aussi un mythe cyclique.
On pourrait, ici, voir dans la similitude de posture d'Esus et Smertrios une métamorphose saisonnière de l'entité destructrice... Celui qui dans la saison d'été était seulement en position de diminuer la végétation devenant un danger ? On offrait des taureaux à Smertrios. Ici, le taureau est en-dessous de lui. On peut passer de la case d'Esus à celle du Taureau (une histoire de délivrance de la triple déesse), puis à celle de Smertrios.
Juste des peut-être comme ça... Pour tout dire, j'ai du retard de programmation sur le blog, et un rhume en prime, alors je bidouille ce que je peux pour ne pas rompre le rythme. La tenue de ce blog est pour moi un brainstorming permanent... Ce qui y paraît, par contre, c'est sûrement plus variable.
Les divinités varuniennes qui deviennent descructrices après avoir été utiles à l'ordre du monde existent en mythologie. Je pense, ici, au sanglier primordial, en Inde, qui après avoir extrait la Terre du fond de l'eau manque la ravager totalement... Ou plus classiquement, tout simplement le vieux Chronos grec qui s'en prend à ses enfants (les futurs "dieux Immortels") après avoir délivré ses frères et soeurs de leur père Ouranos.
Enfin bref...

"Le Pourvoyeur" est un personnage pour le moins mystérieux de la mythologie celte.
Les quêtes de la dame disparue d'une façon ou d'une autre font parfois intervenir un individu n'ayant rien à voir avec l'affaire... Mais est-ce forcément ce "Pourvoyeur" ?
Et le "Pourvoyeur" est-il nommé ainsi parce qu'il est un dieu puissamment bon ou bien parce qu'il est un danger potentiel terrible et pour se le concilier ? Ce terme convient bien à une divinité guerrière (la constatation peut sembler un peu cynique, mais c'est comme ça !), mais quels rôles lui attribue-t-on ? Sans doute pas que les mauvais... Surtout dans une société où la guerre tient une place importante. Mais peut-on être sûr qu'il n'y en a que des bons ?
Ou bien faut-il y voir non seulement un protecteur des guerriers et de l'univers de la guerre, mais une image de la combattivité ?

27-07-2011 = Jupiter-Taranis.
07-09-2011 = Le Lumineux, le Cornu et le Pourvoyeur.
19-10-2011 = Cyclopes et Fomoirés.



















