26-09-09
Matriarcat
Etablir un système de filiation logique dans une histoire de thématique arthurienne n'est pas évident.
Il y a encore, dans les traditions arthuriennes, des traces de l'ancienne coutume voulant que l'enfant, à la naissance, appartienne à la famile de sa mère. Selon cette coutume, les oncles maternels ont grande importance dans l'éducation du futur guerrier. C'est le cas d'Arthur avec Gauvain. Le père n'intervient que si, un jour, il décide que son fils est digne de lui et le désigne comme tel (comme "étant son digne fils", pas comme "étant son fils", nuance).
Mais en même temps, la loi romaine s'est déjà imposée non seulement dans les faits mais dans le système de pensée, au moins chez les lettrés (et pas de chance, c'est eux qui transcrivent les sagas). De par ce système, l'enfant appartient à la famille de son père, du moins si celui-ci l'a reconnu. Faute de quoi, il n'en a pas. L'enfant dont on n'a pas voulu sera à qui le voudra, soit pour l'adopter, soit pour en faire un serviteur.
A notre époque, ça peut^paraitre dur...
Mais il faut considérer qu'autrefois, il n'y avait pas d'asistance sociale et que l'éducation d'un éfant étranger à la famille ne s'envisageait pas forcément sans contrepartie.
Dans une maison, sans enfant ou n'en ayant pas assez, ou sans fils, l'enfant trouvé, surtout s'il est exeptionnellement fort et habile, peut espérer l'adoption, mais (soyons réalistes), le sort le plus probale, pour lui, est d'être un serviteur, si pas un esclave (ça existe, dans les périodes antiques et médiévale)
Mais... Pour en revenir à mes histoires de filiations et à mon histoire arthurienne = tout d'abord, j'ai pris la liberté de ne faire quitter à Arthur la cour de Caerlon qu'après quelques années, et pour une raison bien précise et impérieuse. C'est encore un petit enfant, certes, mais pas un nourrisson (il sait déjà lire). Ensuite, il n'est pas confié à un inconnu (même le point de détail qui a déterminé le choix d'Ectorius pour le garder n'est connu que de très peu de gens).
L'épisode ECTORIUS auquel se rapportent ces points de scénario a été, il y a 2 ans, quelques temps pensé comme le 2°, mais je l'ai repporté à date ultérieure et inconnue... Le n°2 (en travail) sera GAL'HOR et le 3° KEUAWIN (pas vraiment en travail, celui-là, mais en pré-travail)
02-09-09
Planches et Hors-Textes
Cette pièce, dans ma famille, est nommée "l'atelier". Elle a, au fil du temps, servi à beaucoup de choses.
C'était,
avant d'être une partie de la maison, l'atelier de mon
arrière-grand-père. D'où le nom. Actuellement, c'est la pièce par
laquelle on accède au jardin de la maison de vacances. Il s'y trouve,
entre autres, des livres et une table.
Cet été, j'ai installé mes planches sur la table de l'atelier...
Ca
n'est pas un "fait exprès"... C'est juste que la pièce est disponible
et bien éclairée. Le seul impératif, c'est de poser des poids (des
galets) sur les planches parce que la porte étant souvent ouverte,
elles ont tendance à s'envoler.
Pourrquoi est-ce que je ne
travaille pas sur des pages plus grandes et scotchées à une plaque dure
? Tout simplement parce que des planches... J'en ai 70 !
D'ailleurs, ça me paraît un peu énorme, parfois...
Il y a des jours où j'ai l'impression de faire à moi seule le travail de tout un scriptorium. C'est effrayant...
J'ai
jusqu'à la fin de mon séjour dans le Pas de Calais pour profiter de la
bonne lumière de cette pièce et de l'été... Ensuite, à mon retour chez
moi, je n'aurai pas de si bonnes conditions.
GRISANDOLE est une histoire qui s'étale en longueur et se dédouble sur deux tableaux. Du coup, j'ai passé sur des détails qui, quand même, auraient ajouté de la finesse. C'est frustrant... Et en faisant les colorisations, je ne peux que relire toute l'histoire et visualiser les images en détail.
Du coup, je viens de décider de refaire le dernier Hors-Texte, qui ne remplit, je trouve, pas correctement son rôle...
Je ne poste pas le resultat obtenu, parce que je ne l'ai pas encore scanné.
Expo en préparation...
Ca se passera sur Dijon, en octobre.
Plus de détails sitôt que possible.
Après ça... Ben je sais pas.
L'hiver vient toujours plus vite qu'on ne s'y attend, avec ses jours courts et sa mauvaise lumière...
Alors, pour moi, ça sera le moment de reprendre ma casquette de webmestre pour entretenir le site.
Et pis, quand même, je continue les croquis et le dessin au trait, en hiver...
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12-08-09
Corto en mode celtico-arthurien ...
Est-il besoin, seulement, de présenter ce personnage et son auteur ?
Ils figurent au Panthéon de la BD, en place d'honneur, et je n'ai pas l'impression de pouvoir dire quelque chose de nouveau sur leur compte.
Hugo Pratt a envoyé Corto Maltese se frotter à l'univers celte et à la légende arthurienne à deux reprises... Deux albums assez chronologiquement éloignés dans son oeuvre, et pour cela, sans doute, ils n'ont pas le même ton et pas le même style graphique.
En fait, ils n'ont presque rien en commun !
"Les Celtiques" est un recueil de six histoires courtes. Celle où Corto est confronté à la fée Morgane, à Oberon, au lutin Puck et au vieux Merlin (après avoir peut-être un peu trop bu au pub) est "Songe d'un matin d'hiver". Les êtres surnaturels (omniprésents) mis à part, c'est une histoire de guerre et d'espionnage, avec une Rowena (soeur des saxons Hengest et Horsa et épouse de Vortingern, officier anglais) digne de Mata Hari (ben oui, on est en pleine 1° Guerre Mondiale).
Corto ne sait pas bien, ici, ce qui lui est arrivé, ni même, au juste, comment il en est arrivé à jouer quel rôle. Il est dépassé, et pourtant il vient d'être l'instrument du destin... Ben oui, quand on a pas de roi Arthur sous la main, on prend un marin (un rien paumé) qui passe dans le coin.
Là, c'est une autre paire de manches... Déjà, vous aurez noté que les cases sont plus grandes et le dessin moins précis (à l'aquarelle). Autrefois, je trouvais ça dommage, cette idée qu'il avait eue de passer à l'aquarelle et de tout faire en couleurs... Mais autour de moi, on disait que c'était mieux en couleurs. En lisant "Entretients avec Dominique Petitfaux", je me suis rendue compte que la colorisation des vieux albums et le moment où les nouveaux ont été faits en couleurs date du moment où Pratt "en avait marre" de faire "du Corto" et où pourtant, c'était ce qu'on lui réclamait encore et encore. En même temps, le dessin des autres séries dessinées dans cette période n'est pas beaucoup plus détaillé... Un peu seulement. Possible qu'il y aie eue là une part de problèmes de vieillesse ?
Que dire de cet album, "les Helvétiques" ? Ben... Malgré mon goût pour les mythes arthuriens et pour l'oeuvre de Pratt, je reste sur ma faim, sur ce coup-là. A coup sûr, c'est une exploration (très!) intéressante du mythe du Graal, et de quelques autres légendes, mais... La magie n'est pas la même, chez moi, qu'avec les merveilleuses taches d'ombres et de lumière (tellement merveilleuses!) des albums en noir et blanc. Ca ne veut pas dire que vous n'aimerez pas ! C'est juste que, décidément, j'aime trop le noir et blanc de Pratt... Un nir et blanc tellement lumineux !
16-07-09
. Les sept missionnaires
D'abord, une (très bonne) BD
Les Sept missionnaires
Scénario (impeccable !) = Alain Ayrolles
Dessin (délicieux...) = Lugi Critone
Colorisation (sublime!) = Lorenzo Pieri
Les 7 péché capitaux, vous connaissez ? Les vikings aussi ?
Hé bien, vous prenez sept moines, affligés chacune d'un péché capital (et incapable de s'en défaire), et vous les envoyez évangéliser les terribles "hommes du nord", histoire de leur faire les pieds et parce que, comme ça, peut-être que les côtes auront une chance de ne plus être ravagées par ces je-ne-sais-quoi de barbares...
L'idée peut paraitre idiote, mais au fond, elle ne l'est pas tant, et même, elle est pleine de bon sens.
Et le pire, c'est que... Ca marche !
Superbe BD, aux images envoûtantes de couleurs doucement posées, qui conrtastent souvent avec la rudesse des situations mais s'accorent très bien avec la poésie des âmes humaines, et à l'ambiance très bien plantée.
Dommage que, dans les librairies, elle soit si peu mise en avant !
Le Bleu. Histoire d'une couleur.
Michel Pastoureau.
Alors là... Je dois dire que je ne sais pas par où commencer !
Ca a l'air simple, comme ça, le thème du Bleu... Mais finalement, y'en a fichtrement lourd à dire.
On dirait pas ?
En tous cas, j'ai lu ça rapport à mes interrogations sur les enluminures, et je ne regrette pas parce que c'est lourd en enseignements sur des tas-z-et-des tas de sujets dont même des tas non'ont qu'un lointain rapport avec l'art (mais parfois un rapport plus ou moins étroit avec le lard)
Bref = ça n'est pas une lecture de loisir, je le reconnais, mais je vous la recommande quand même, si vous êtes amateur de Moyen-Age (ou d'Antuitité), ou tout simplement d'Histoire de l'Art...
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Découvrez Dan Ar Braz!
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28-01-09
Prince Valiant in the days of king Athur. H Foster
J'ai découvert Vaillant au milieu des BD qu'on m'amenait pour me distraire, un temps d'hospitalisation.
Ca a été un choc !
Harold Foster était, et je défierai en duel quiconque prétendra le contraire, un grand maître parmis les trouvères de la bande dessinée.
Un très grand !
Loin des chevaliers héroïques, sûrs d'eux et toujours sans reproche, Foster a campé des personnages qui, tout en jouant le rôle que la tradition leur insigne, ne se prennent pas trop au sérieux et prennent le temps de vivre et même parfois celui de s'amuser. Il y a, dans ces planches, la grandeur des films holywoodiens de cette époque (Cliquez ICI). Une grandeur un peu feinte, qui fait rêver les petits et sourire les grands.
C'est ainsi qu'on verra Arthur plaisanter sur le compte des bonnes femmes (il fait plus calme que un champ de bataille que là où il y a des dames, selon lui) ou Gauvain se mettre en frais de galanterie pour tout ce qui a un joli minois (quitte à tomber dans tous les pièges, mais qu'est-ce que cela ?), quand au héros, il ne faut surtout pas compter sur lui pour prendre les choses au tragique. Capable de rentrer au galop (à cheval) dans la salle du trône, ou bien d'accrocher des caleçons à la places des bannières du château, il est également escrimeur hors pair (grand champion des coups imprévisibles), grand maître es ruses et tromperies (sur les deux planches ci-dessus, vous le voyez, tout jeune, se déguiser en diable) et stratège inépuisable. Un vrai Ulysse médiéval...
Si on ne cherche pas la réalité historique, et très franchement, ça n'est pas ce qu'on demande à une légende, l'oeuvre de Foster est extraordinaire.
Si on la cherche, là... On va devoir pinailler sur les armures XIII° et XV° qui se mélangent, les robes également, le fait que "the days of king Arthur", c'est au V° siècle, les drakkars vickings qui, d'après l'archéologie, n'avaient pas encore cette forme (très effilée) au V°... Le christianisme qui est bigrement bien implanté, déjà, pour l'époque...
Evidemment, vous trouverez peut-être qu'il a un peu l'air d'un grand scout ("toujours prêt" et un peu bricolo sur les bords) en armure, le Prince Valiant... C'est l'époque de Foster qui veut ça.
En tous cas, même "un peu scout", il n'est pas "sans repproche". Bloquer une fille dans un rideau pour lui voler un baiser ne lui fait pas peur. En d'autres occasions, un rideau peut aussi servir à se cacher, pour sauver sa propre vie ou pour menacer la personne derrière, comme dans Hamlet. Ah non... Hamlet, c'est au Danemark, Valiant est prince en Norvège. Capable aussi, quand il se blesse en faisant une mauvaise chute, de dire, tout souriant, à la personne venue l'aider "je viens dîner". Capable également de s'évader d'une salle de torture grâce à un rat et ensuite de noyer le château du sacripant qui a osé le capturer (bon, là, il est pas tout seul, son royal papa l'a un peu aidé). Capable aussi, quand un autre sacripant (qu'est-ce qu'il peut y en avoir!) kidnappe sa femme (enceinte en plus), d'aller la chercher de l'autre côté de l'Océan (sans blague, hé!). Capable aussi, d'ailleurs, de la kidnapper lui-même, sa femme, avant qu'elle soit sa femme (nan mais?). Capable, plus jeune, de zigouiller un dragon, aussi (qu'est-ce qu'il fichait en Ecosse, cet énorme crocodile?) ou bien de désarçonner un chevalier avec une pierre (pas chevaleresque mais on s'en fiche, il n'est même pas écuyer, encore, et en plus ça marche bien !)
La BD, si elle se trouve encore, car sa réédition date un peu, a été traduite en français. Pas de panique... Mais je vous conseille plutôt de chercher à la bibliothèque.
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Un très grand maître, Foster...
Vraiment un très grand !!!!
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Sur un tout autre sujet, et si vous le trouvez encore (dépot légal nov 08), j'ai trouvé en décembre (normal, dposé avant la sortie). Cet énorme hors-série sur les mangas. Très bien fait.
C'est là que j'ai trouvé cet article et cette illu.
Photo à définition permettant la lecture.
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05-07-08
Histoire de rester un peu sur le 1° épisode...
C'est assez frustrant de regarder les planches de GRISANDOLE...
Et ça fiche la trouille.
A quelques planches d'avoir une maquette prête, je trouve le dessin de l'ensemble nul, à refaire.
J'ai la pétoche... Pourtant, il faut finir cette maquette et l'envoyer. C'est incontournable.
Mais je suis comme cette sculpteuse, dans ce conte... Qui brise l'oeuvre qu'on lui a commandée à peine achevée parce qu'elle n'est pas assez parfaite.
Je me suis donnée à fond pour mon "bébé de papier", j'y ai mis tout mon amour, toutes mes tripes, et ça ne l'empêchera pas d'être un vilain petit canard pas beau.
Tant pis...
C'est avec ça que je devrai affronter les éditeurs et le public.
Trop tard pour reculer.
Je dois avancer.
Mon bébé, réussi ou pas, partira.
Je compte joindre à la maquette deux planches (une feuille R/V) du deuxième épisode, histoire de montrer l'évolution de mon style, et la différence de genre narratif entre les deux histoires.
04-07-08
Esquive
S'il n'y a pas de combats dans le premier épisode de la "Geste de la Haute Table", c'est que les scènes d'action sont très difficiles à mettre en place.
J'ai donc esquivé la difficulté, tout simplement...
Outre la diffulté graphique, il y avait la difficulté documentaire.
Mes chevaliers ont beau être de légende, ils vivent au V° siècle en Bretagne (Grande-Bretagne, pour nous). Pas question de leur faire faire du karaté ou de la savate et de leur faire manier leur épée comme un fleuret ou un katana.
Je me suis donc documentée sur les armes celtes, romaines, médiévales (haut moyen-âge), et sur les techniques de lutte et les jeux de force et d'adresse du monde celtique.
Dans le 2° épisode, on va se battre... Pour ceux qui connaissent la geste arthurienne, il correspondra au début des amours de Lancelot et Guenièvre et au fameux tournois contre Galehaut.
Mais le combat, en fait, sera plus intérieur que militaire.
De façon générale, dans la "Geste", il n'y a pas de personnage principal.
Dans le 2° épisode, même si Galatos semble être au centre, plusieurs intrigues plus ou moins semblables se croisent et s'entrecroisent. Chacune d'elle met en scène des personnages qui devront, un ou ou l'autre, faire un choix difficile, et sans doute assez vite.






























