26-08-09
Pauvres chevaliers ...
C'est peut-être parce que les romans médiévaux et d'époque
romantique ont trop bien donné au chevalier toutes les qualités du
héros sans peur, sans repproche et sans faille, que l'Heroic Fantasy le
dédaigne autant et se moque autant de lui...
Tant
qu'à être
chevalier, au fond, il vaut peut-être mieux l'être dans un univres
Heroic Fantasy, d'aileurs : en cas d'echec de votre mission, personne
ne sera surpris. A l'inverse, en cas de réussite, vous serez porté aux
nues et deviendrez un héros peut-être même vous verrez-vous offrir des
capacités surnaturelles qui viendront fort agréablement s'ajouter à
votre arme de poing préférée (épée, lance, hache, massue, tranchant du
bouclier, ou poing solidement fermé).
La
vie de chevalier de roman n'est pas tous les jours rose... Pensez donc
: Interdiction absolue de roter devant les dames. Interdiction non
moins absolue de descendre de cheval avec un air fatigué, même après un
rude combat. Interdiction de fuir, même devant une armée de géants
ayant chacun quatre bras, et si vous avez, vous, perdu votre épée... Bien entendu, il vous sera également on-ne-peut-plus déconseillé de refuser une quête. Si elle est difficile, on vous accusera d'être un capon, et si elle est aisée, on vous repprochera de ne pas aider le faibles gens, quand cela est parfaitement à votre portée.
Je vous le dis : ça n'est pas une vie, d'être chevalier dans un roman...
Si vous m'en croyez, soyez plutôt chevalier d'Heroic Fantasy. Ca,
c'est la bonne planque. Vous aurez tout le loisir de laisser les
maîtres en arts de la forge, les nains, les elfes, les trolls, les
enchanteurs, les dragons, même, vous prêter main-forte ou même vous
voler complètement la vedette. Si vous vous y prenez vraiment bien,
vous pourrez peut-être épouser une magicienne et couler des jours
heureux derrière des remparts rendus infranchissables par ses soins.
Votre mission la plus délicate étant dès lors d'enseigner l'art musical
à votre petit dernier trop gâté et incapable de faire la différence
entre une baguette de tambour et une baguette bagique.
11-04-09
De l'origine des fées ...
Croyez-vous aux fées ? Vous savez bien, des petites ailes de papillon ou de libellule, pas plus grande qu'une fleur, une minsucule petite robe qui a l'air taillée dans un bout de feuille ou de pétale, et la tête trop petite pour y penser à deux choses à la fois ?
Si vous avez répondu "Non", je vous offre le choix entre poursuivre la lecture de cet article et aller voir la fiche-lecture (Cliquez ICI) sur Peter Pan... Si vous avez répondu "Oui", inutile d'aller lire la fiche Peter Pan, je suis sûr que vous l'avez déjà lu.
La fée a toujours existé, semble-t-il, mais autrefois, si elle n'avait pas dans le dos d'aussi mignonnes petites ailes d'insectes et si sa taille était un peu plus conséquente, elle était également un tantinet moins évaporée. Il est intéressant de noter que les elfes ont souffet d'une transformation à peu près semblable à peu près au même moment, c'est à dire dans le courant du XIX° siècle, pour nous humains. Est-ce que par hasard il y aurait eu une mutation génétique chez ces deux espèces ? Ou bien est-ce que ces elfes miniatures et ces fées minuscules étaient des espèces totalement différentes de celles qu'on désignait autrefois par ces noms et dans ce cas, quel est l'observateur paranormalement myope qui a eu l'idée de les confondre ?
Le terme "fée" dérive de "fatum", qui désigne en latin le destin, ou l'action des dieux. C'est, au Haut Moyen-Age et jusqu'au Moyen-Age Classique, une entité non chrétienne dont l'Eglise ne reconnaît pas l'existence, mais en laquelle on tend pourtant à croire. A la fin du Moyen-Age, elle fera partie des entités démoniaques avec lesquelles il est interdit de négocier.
Comment en serait-il autrement ? Des démons, bien des fées ont un, deux, trois, ou plus encore des attributs ! Celle-là a une queue de serpent, celle-là en a deux, et des ailes de chauve-souris en prime, celle-là a peur du sel, celle-là ne se déplace que la nuit et se montre dangereuse au moindre mot de travers, celle-là a des cheveux interminables et ne se sépare jamais du bijou brillant qui illumine son front, celle-là, qui doit également passer des heures à se coiffer, a tout simplement un troisième oeil. Ce sont des fées, puissantes, immortelles, non-humaines, bénéfiques, parfois, à qui a la chance de se les concilier ou de leur voler un secret ou un talisman, terribles à qui les a offensées et n'a pas su s'échapper assez vite, parfois aussi, indifférentes à ces petites choses que sont les humains, ne daignant même pas leur accorder leur colère.
Les elfes, eux, sortent tout droit de la mythologie nordique. On les y nomme "álfr". Que sont-ils, au juste ? C'est dur à dire. Il en existe deux sortes. Les elfes lumineux et les elfes sombres. Les elfes lumineux sont liés à la nature. Sans eux, pas de vie. Leur présence dans le système de croyance nordique ne les a pas fait figurer dans les légendes. Ils sont là c'est tout, et leur présence est naturelle. Ceux-là sont les "ancêtres" de nos elfes actuels. Les elfes sombres, par contre, ont une place active dans les légendes, via leur rôle à la forge qui apporte aux dieux armes et bijoux. On les nomme aussi "gnomes", ou "nains". Il leur arrive d'être maléfiques, car ils défendent jalousement les secrets de la puissance qui leur a été confiée.
En ces temps-là, les fées et leurs cousins les elfes étaient des créatures redoutables et redoutées.
Et puis, allez donc savoir comment, un beau matin, ils se sont réveillés réduits à la taille d'un pouce, avec dans le dos des petite ailes mignonnes comme tout, mais pour le moins pas commodes, surtout quand on est sensé, comme les elfes, manier un arc.
Est-ce dû à un mauvais sort qu'on a jeté à toute cette grande famille ? Est-ce simplement qu'ils ont rétréci au lavage ? L'enquête reste ouverte...
10-09-08
Dames Blanches... Encore des histoires de cheveux
Cet article est un peu la suite de celui sur les princesses toujours blondes que cherchent des princes charmants décidément pas amateurs de brunes (cliquez ICI pour le voir).
Très loin de ces fragiles jeunes filles rêveuses, poétiquement assises à leur fenêtre pour rêver du grand amour, il y a les "dames blanches", qui peuvent être des fées ou des fantômes, selon le folklore où l'on se place, mais dans tous les cas, représenter une grande puissance et ne jamais être à négliger et à croire être de "faibles femmes".
Elles se sont échappées de la littérature Fantasy, d'ailleurs.
On les trouve dans tout le domaine du surnaturel, mais ça c'est normal... On les trouve aussi dans les thrillers, et ça, c'est peut-être moins attendu.
Ce blond très clair, évoquant la glace et la vent, a dû en inspirer plus d'un.
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Grisandole entre dans la catégorie des "dames blanches"... Même si elle est mortelle.
Car les "dames blanches ne sont pas forcément des créatures surnaturelles, même dans les légendes celtes.
Les humains sont bien souvent sous l'influence des divinités, voire même être leurs trasnspositions terrestres.
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Que les brunes ne se fâchent pas, ça n'est pas contre elles... D'ailleurs, je suis brune moi-même et fière de l'être. Et puis, être une "dame blanche" n'est pas toujours facile.
Car en fait, cet élément de l'aspect physique n'est qu'une représentation de l'être intérieur du personnage et de son esprit.
Et nous voilà renvoyés à la "dame-blanche" qui est en fait... Un esprit.
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Concernant les cheveux très clairs et les personnages de fiction qui en sont dotés...
Pour ma part, j'ai donné à plusieurs personnages de la "Geste" cette teinte de cheveux (soyons juste, j'ai aussi des bruns très bruns et des roux très roux)... J'aurais aimé les cheveler de blanc absolu, mais l'idée de leur donner des yeux rouges ne me disait absolument rien (on est dans un monde fantastique, mais gardons quand même un peu de rationnel). Donc, ils n'auront des cheveux blancs que passé un certain délai.
Des cheveux de couleur pas rationnelle du tout, j'ai ça dans une autre série... Mais sur celle-là, je tiens à garder une apparence ce réalité.
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Les couleurs, dans la "Geste", ne sont pas toujours extrêmes, mais elles le sont parfois et les personnages baignent dans une ambiance de mystique et de symbolique. Certains d'entre eux croient aux signes et parmi eux, certains croient que les cheveux trop pâles ou trop vifs en sont... Entre ceux qui croient trop de choses et ceux qui n'en croient pas assez, il y a, bien sûr, un juste milieu à trouver.
Dans les "Contes des XXII Royaumes", qui se déroulent dans un ensemble de royaumes enserrés entre des montagnes et complètement fermé au reste du monde (si même il existe un monde ailleurs?), c'est plus simple: tout le monde croit dur comme fer que telle couleur inhabituelle de cheveux ou d'yeux correspond à tel ou tel pouvoir... Et le pire, c'est que ça se vérifie bien souvent !
26-07-08
Dame Grisandole
Depuis le début de ce blog, qui n'est pourtant pas bien vieux, j'ai déjà beaucoup parlé de blondes (il faudrait peut-être que je vérifie ce que je dis là, car il y a un grand nombre d'articles en attente et je me trompe peut-être... Et pis en plus, je mets une rousse, là... Ca va plus!)
Pourquoi ça?
(Brrr!!! C'est impitoyable, les aggrandissements!)
D'abord simplement parce que les habituels clichés font des blondes des êtres fragiles, doux et rêveurs, voire un peu stupides. Que voulez-vous... Au fil des siècles, l'iconographie s'est bâtie comme ça. Au début, je pense que le blond était "lumière" et "bien-être". Une lumière pouvant tout aussi bien être celle du soleil que celle de la lune. LA lumière.
Ainsi que je l'explique sur mon site, ma Grisandole trouve ses origines dans un texte médiéval. Le livre où je l'ai lu est une compilation qui ne donne pas la date de ce roman ou fablel. On trouve, dans la Vita Mirdini trace d'un passage qui est sans doute l'ancêtre de celui-là. Mais là, pas de jeune fille déguisée en chevalier et seule capable de rétablir les choses en leur état normal (c'est fou, quand même ce que les jeunes filles peuvent faire quand elles veulent!).
Dans GRISANDOLE, le palais de Tir Org est le théâtre d'une pièce à trois premiers rôles féminins: la reine, la soeur du roi, et le sénéchal (même si l'une des trois n'apparaît que très peu à l'écran). Quand au premier rôle masculin... Il appartient à une autre histoire, qui se déroule en parrallèle.
Et les bruns (et brunes) ?
Hé bien... J'ai défini beaucoup de personnages... Et même si certaines personnes de mon entourage ont trouvé qu'il y en a beaucoup dans GRISANDOLE (je trouve pas, moi...), c'est sans aucun rapport avec la quantité totale que j'en ai créés.
En fait, dans GRISANDOLE, on découvre quelques éléments de trois familles importantes, qui se ramifieront par la suite.
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Où en est, au juste, le 1° épisode ?
Certaines planches sont colorisées, mais ma préocupation numéro un est de finir les décors des dernières planches sur lesquelles ils ne le sont pas, car c'est cela, la chose la plus ardue. La colorisation sera plus aisée, je pense, et sans doute, plus rapide.
11-07-08
Les grands enchanteurs des Toiles ...
Décidément, c'est une riche idée que j'ai de surveiller un peu le haut de mes blogs pour voir ce qui y passe comme pubs... Après les shampoings décolorants (suite à l'article sur les princesses qui sont toujours blondes parce que... Allez donc lire l'article), voilà que déboule une pub pour un site... De magie.
Je mettrais bien le copié-collé de cette pub, mais ça serait la relayer. Donc, je ne le ferai pas.
Par contre, j'ai fait un truc que je ne fais jamais: j'ai cliqué dessus pour aller voir de quoi il retourne.
Ca a l'air bien mitonné. Ambiance ésotérique. Pentagramme placé disposé dans le sens positif. Il est question tour à tour de "travaux occultes" et de "magie blanche". Evidemment... Ca serait louche d'annoncer sur la page d'accueil qu'on fait de la magie noire.
De toutes façons... Je veux bien croire à la magie mais je ne crois pas aux magiciens.
Par conséquent (et tant pis si cet article doit s'enfouir bientôt dans l'épaisseur du blog): par pitié, ne cliquez pas dans ce genre de panneaux.
La magie est très à la mode. Les gens confondent facilement fiction et réalité. Ce qu'ils ont vu dans un film ou lu dans un livre, ils ont envie de le croire vrai.
Ca peut se comprendre. C'est humain.
Mais ça ne rend pas la magie plus réelle pour autant.
Très sincèrement... Si la magie existe et si, de plus, il existe des gens sachant la manier, alors cela veut dire qu'il existe des sorciers, tout autant que des magiciens. Et cela, je n'ai aucune envie de penser que ça puisse être le cas. Donc, j'aime mieux penser que la magie est chose qui échappe aux humains...
Sauf peut-être à quelques très grands sages.
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Edit : Et v'là que ça continue, en plus ?
Cette fois, je note, dès l'annonce "pub" le mot "nécromant"... Houlàààààà !
La nécromancie ça n'est pas du spiritisme ni même de la nigromancie... Faut espérer que ce gars-là a fait un agglomérat (assez fréquent, je crois) entre tout ça...
26-06-08
Mâle Heroïc Fantasy
On a parlé du "Mâle Moyen Age"... Est-ce de là que viennent les clichés homme/femmme de l'héroïc fantasy ? Ou bien du fait que presque tous les auteurs sont des hommes ?
Et que dire du lectorat et de son rapport aux personnages féminins de ce genre bédéistique ?
Je vous invite, ici, à jeter un petit coup d'oeil à la Grisandole que j'ai postée sur l'article précédent... Et la la comparer à celle-ci, qui est telle qu'on la trouvera dans ma BD.
J'vais même être gentille et la remettre à côté, en miniature cliquable...
Homme ou femme, vous ne pouvez pas ne pas avoir remarqué les différences entre les deux.
Concernant, les hommes, on peut penser que les guerrières et magiciennes sexy leur plaisent plus que les mêmes vêtues de façon plus réaliste... Concernant les femmes, c'est moins évident, mais il y a peut-être qui sait, et surtout depuis qu'elles n'ont plus toujours des rôles d'idiotes de figuration, un effet d'identification. C'est bien connu, en BD, il faut donner au lecteur un personnage auquel lequel il aura envie de s'identifier.
En héroïc fantasy; il y a des incontournables: le voleur rusé et beau gosse, le gros costaud pas très futé (comme Hercule dans les pièces d'Aristophane), le "jeune premier" (en général, il est chevalier, mais il peut être apprenti magicien), le vieux sage à tête blanche (peut avoir été un guerrier, par le passé, et savoir encore se battre), la demoiselle aussi jolie que hardie (on la vêtira aussi peu que possible), la magicienne (si elle est jeune, on lui fera un joli décolleté, sinon, pas besoin). Ajoutons, si le contexte s'y prête, quelques gnomes, elfes, lutins, dragons et autres hobbits. Ca fait toujours bien dans le décor. Le résultat sera immanquablement à classer "Fantasy". Si en plus, on a pensé à doter les personnages d'un ou deux objets magiques (coffret, baguette, épée, etc.), alors là, c'est parfait, on a passé les portes de ce monde merveilleusement parrallèle.
Mais lequel, au fait ?
C'est que des univers "Héroïc Fantasy", il y en a autant que d'auteurs... Et peut-être même plus, car un même auteur est tout à fait capable de créer (je crois) des univers indépendants entre eux.
Passons sur les univers parrallèles... Et restons sur les caractéristiques générales de la Fantasy.
Quand j'ai commencé GRISANDOLE, j'ai donné à Grisandole une silhouette filiforme, qui restera engoncée dans une cape et une armure jusqu'aux deux dernières pages. La seule chose, en elle, qui s'exprime (sauf mouvement d'humeur) ce sont ses yeux. En face d'elle, dans le rôle du "grand costaud pas futé", le roi Uriens.
Je l'aime bien, Uriens... Il n'a jamais demandé à devenir roi, le pauvre... Il s'en serait bien passé, même. Il fait ce qu'il peut pour être ce qu'il est sensé être et il ne réussi qu'à être ridicule.
Dans une Héroïc Fantasy ordinaire, Uriens aurait été encore plus stupide et encore plus costaud.
Donc.. Dans GRISANDOLE, on voit une guerrière en armure et en action ?
Ben non... On la voit, en armure, mais pas en action. Et ça, c'est une autre entorse aux règles du genre, de ma part: sur 68 pages, pas un seul combat, pas une seule scène d'amour. J'ai compté quatre scènes un peu plus dures que les autres, et une un peu plus tendre (plus celles qui font intervenir les faés, dont je ne sais pas si je dois les compter, vu qu'elles se déroulent "en parrallèle"), mais rien de poussé ni dans un sens ni dans l'autre (et quand je dis "rien de poussé", je crois qu'il faudrait être très difficile pour venir dire le contraire).
Avec le deuxième épisode, sur lequel je travaille déjà, l'orientation choisie est différente. Pas vraiment pour revenir au style traditionnel, mais au final, c'est un peu ce qui se produit. Pourtant, là encore, les personnages-types de la Fantasy ne sont pas vraiment respectés...
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Geste de la Haute Table, sur mon site.
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