Ainsi que je le soulignais dans un conte paru récemment sur le blog... Sapiens Sapiens est une créature qui craint fort sa propre disparition. En particulier si elle doit ne laisser aucune trace du fait "d'avoir été".

De nombreux animaux possèdent la "peur de disparaître", à un degré minimal. Cela se nomme instinct de survie. C'est une sensation mal définie, mais sans laquelle les prédateurs ont la chasse beaucoup trop facile. Chez les femelles d'espèces élevant leurs petits, vient s'ajouter la peur de voir disparaître ledit petit (ou les petits au pluriel). Cela pourrait se rapprocher de cette peur que nous, humains, avons de ne pas laisser d'héritage à la postérité, ou bien de postérité tout court, mais... C'est beaucoup plus simple que ça. Encore une fois, c'est une forme d'instinct. Quelque chose de l'ordre de l'empathie. Certains diront "amour maternel".

Finalement, la trouillonnite de la disparition totale, la phobie de l'anéantissement, c'est bel et bien un truc d'humains.

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Une chose d'être dotés d'une conscience un peu sophistiquée avec derniers gadgets à la mode... Ca aurait pu être marrant de comparer avec une autre espèce que la nôtre... Pas de pot. Jusqu'à découverte du contraire, nous sommes seul du genre sur la planète et on a pas encore réussi à rendre visite aux E-T ni reçu la leur. Tiens, ça serait marrant, ça... Les martiens débarquent pour réclamer des pâtes aux oeufs et de la soupe au choux et on les invite à prendre le thé avec des petits biscuits en causant métaphysique. J'les vois d'ici retourner dans leur soucoupe !

Avant de partir totatelement dans le décor... Je recentre mon propos.

En cette année 2012, le thème à la mode est celui de l'Apocalypse. Au premier abord, ça fait un peu c... je l'accorde sans peine. L'Apocalypse n'est pas plus programmée cette année que l'an passé ou celui d'avant, ni même que l'année prochaine... Y'a pas plus de date fixée pour notre fin à tous que de beurre en broche... Mais l'occasion est bonne quand même de réfléchir un peu sur le thème de notre fragilité, de nos rapports à notre environnement, de l'avenir de l'humanité, etc.

Le gros caillou de 13 milliers de km de diamètre sur lequel nous évoluons continuera de briller dans l'Espace bien après notre disparition... Il est même fort probable que des êtres vivant continueront d'y grouiller quand nos tours de ciment et d'acier tomberont en poussière... Soyons honnêtes... Quand on parle d'Apocalypse, on pense toujours à la fin de la civilisation, même si cela se fait via une catastrophe terrible. Est-il un seul auteur de littérature post-apocalyptique ou apocalyptique qui aie jamais envisagé le retour intégral de l'Univers au chaos initial ?

Ouais, bon, peut-être... mais avouez qu'une fois qu'on en est là, y'a plus grand-chose à raconter... Sauf peut-être... Un nouveau Big Bang ?