Petites méditations sur la

P_MoyenAge

Le thème, dans les romans du Moyen-Age, est d'autant plus traité qu'il donne lieu à un jeu de mot facile pour les poètes, "amour se disant alors "amor".

Image hébergée par servimg.com Dans les romans courtois, l'amour a quelque chose d'une mort (avec accession au paradis s'entend), en effet, quand ça n'est pas tout simplement une religion (dont le dieu serait Amour et l'autel la dame). Cela vient sans doute de la complexité qu'il y a à résoudre la question de la victoire de l'un sur l'autre (de la Mort sur l'Amour ou de l'Amour sur la Mort?). Mais n'anticipons pas. Nous ne sommes pas, sur ce blog, au temps des trouvères.

La tradition liant l'amour et la mort est bien plus ancienne que cela.

D'où vient-elle?

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La première image qui vient, quand on pense "amour et mort", c'est en général l'amour extrême qui se révèle fatal. Le vampire, mythe tardif, inventé au XIV° et qui a pris sa forme définitive au XIX° en est un assez joli reflet. On la trouve aussi dans bien des légendes parlant de démons ou de créatures surnaturelles dont un mortel tombe amoureux.

Quelle que soit le folklore, les amours d'un mortel et d'une créature surnaturelle sont vouées à une fin funeste (mais pas forcément funèbre). La raison en est peut-être que, dès le début, la mort les sépare.

 

 

 

Certaines légendes, comme celle d'Eros et Psyché, en grèce, semblent faire exception... Psyché, de mortelle qu'elle était, devient déesse. Mais... Est-ce que cette transformation n'est pas tout simplement une autre façon de mourir ? Ou peut-être, d'achever de le faire, car après tout, Psyché est sensée être morte depuis longtemps, à cette date. N'a-t-elle pas été exposée en sacrifice ? Quand cela a été fait, elle a quitté le monde des mortels.

Pour un guerrier celte, il était facile d'établir un lien entre l'Amour et la Mort. Rhiannon (ou Epona) est à la fois déesse des passages entre la vie et la mort et déesse des chevaux qu'on emploie à la guerre. Morrigan, qui frappe au coeur du combat et change d'aspect selon les saisons, mais toujours étant aussi impitoyable, est aussi une femme.

En l'Autre Monde vit Henwen, une Dame Blanche (Laie Blanche veut dire son nom) que nul ne croise que s'il ne la cherche pas.

Les celtes croient à la transmigration des âmes. L'Ile de la Pomme, où la Dame Blanche et ses compagnes accueillent les âmes des sages ne serait donc qu'un passage entre deux vies ? Peut-être... A moins que, tout simplement, elle n'y accueille aussi les âmes de ceux qui, étant encore en vie, lui semblent digne de la rencontrer quelques temps.

Si l'Autre Monde, chez les celtes porte bien des noms, c'est qu'ils ne sont pas tous équivalents.

Tel mort accèdera aux Iles de Jeunesse, tel autre à la Terre des Femmes.

Etrangement, les messagères des dieux qui, parfois, s'échappent de la Terre Brillante sont... Des femmes. Qu'est-ce que c'est que ça ? Mercure n'a donc, ici, que des homologues féminines ?

Quand on voit la fréquence des fées frayant avec des humains dans les contes et légendes, et le fait que ça se termine toujours plus à l'avantage du héros que quand c'est une femme (pour elle, la seule issue serait la mort) je me demande si ces fantômes ne sont pas un peu... Des fantasmes !

Image hébergée par servimg.com  Bon, OK, ces légendes sont pasées par la censure chrétienne... Mais quand même.

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